• 1 août 2014

    Une saga pour ados

    J’avais une douzaine d’années lorsque j’ai commencé la saga « Quatre filles et un jean ». Comme bon nombre d’adolescentes, je me suis identifiée aux héroïnes. Etonnamment proche de ces quatre « sœurs », j’ai pleuré, regretté, angoissé avec elles ; j’ai rêvé, ri aux éclats, souri béatement à leurs tendres histoires. J’ai grandi avec elles, mûri, aussi. Mais douze ans après, je ne me lasse pas de les suivre. Douze ans après, j’ouvre le dernier tome et plonge dans la mer de Grèce…

    Lena, Carmen, Tibby et Bee, surnommées les « quatre filles de septembre », ont 16 ans lorsqu’elles découvrent le jean magique. Inséparables depuis l’enfance, elles vivent des aventures qui renforcent leur amitié. Elles se considèrent comme des sœurs, et ce qui arrive à l’une les touche toutes violemment. Mais à 30 ans, elles vivent désormais séparées les unes des autres. Elles ont depuis longtemps perdu le jean, et leur complicité, autrefois inébranlable, fait cruellement défaut. Carmen, actrice dans une série de télévision, vit à New York avec son fiancé, producteur de films ; Bee vit à San Francisco avec Eric, son amoureux depuis toujours, qu’elle a l’impression de décevoir car elle a peur de s’engager ; Lena, enseignante dans une école d’art et célibataire, vit à Rhodes Island. Elle ne cesse de penser à son ancien amoureux grec, le ténébreux Kostos, qu’elle n’a pas su garder. Les trois jeunes femmes se sont surtout éloignées de Tibby, la quatrième, la plus fragile, partie s’installer en Australie avec son petit ami Brian. Alors quand cette dernière leur envoie des billets d’avion et organise des retrouvailles en Grèce, dans la maison des grands-parents de Lena, les amies n’hésitent pas une seconde : elles sautent dans l’avion direction la mer bleue et le soleil cuisant. Mais arrivées là- bas, elles sont frappées d’une tragédie qui bouleversera leurs vies, à tout jamais.

    « Quatre filles et un jean, pour toujours » est sans aucun doute le roman le plus sombre de la série, mais peut-être le plus poignant. Chacune à leur tour, les quatre filles – personnages désopilants, sentimentaux et attachants- prennent la parole. Une nouvelle fois, Carmen fait office de narratrice privilégiée, partageant ses douleurs, ses doutes, ses inquiétudes. On se délecte de leurs anecdotes, en se souvenant sans peine des années passées, et on bascule brutalement dans leur quotidien comme si c’était le nôtre. Ce condensé de vie évoque la perte et la disparition, le deuil et le désespoir, les retrouvailles et le grand amour, mais il met surtout l’amitié sur un piédestal. Douze ans après, l’écriture délicate d’Ann Brashares est restée sensiblement la même, pour mon plus grand bonheur.

    [Retrouvez notre sélection " poches de l'été "](http://www.onlalu.com/site/tag /poches-ete-2014/)

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    2 juin 2014

    Quatre filles et une fin...

    Alors qu'on croyait la série achevée, on retrouve avec plaisir les héroïnes d'Ann Brashares, devenues adultes. Séparées par les circonstances de la vie, Lena, Bridget, Carmen et Tibby se donnent un nouveau rendez-vous sur leur terre d'accueil : la Grèce...Et si tout ne se passe pas comme prévu, c'est un texte bouleversant et particulièrement touchant que nous offre l'auteure : la mise à l'épreuve de l'amitié inébranlable des « filles au jean magique », face à l'incertitude de l'âge de raison, aux contraintes et aux responsabilités de leurs carrières respectives, à leurs éternelles difficultés amoureuses mais aussi au deuil et à l'éloignement.